J’ai principalement découvert  le studio Vanillaware avec Muramasa sur Wii et surtout sur Vita, jeu qui reste pour moi l’une de mes plus belles expériences sur la portable de Sony. J’étais donc très intriguée par le remake HD  d’un autre jeu du studio : Odin Sphere devenu pour l’occasion Odin Shere Leifthrasir. Le moins que l’on puisse dire c’est que je suis tombée sous le charme.

Odin Sphere Leifthrasir est le remake d’un Beat’em all (saupoudré de RPG) originellement sorti sur  PS2. Il bénéficie cette fois d’une cette fois d’une belle refonte  HD  aussi bien sur PS Vita  que sur PS4 (A noter que le jeu propose de s’essayer à la version « classique » si le coeur vous en dit). Si le jeu n’est pas Cross buy (dommage), il est néanmoins Cross-play (Ahhh !) ce qui permet de commencer sa partie dans le train pour la terminer sur son bel écran HD. Pour ce qui me concerne, j’ai été tellement emballée par la version portable du titre  que j’ai également acheté la version PS4 (dont le prix en collector peut fortement varier).

En quelques mots,  Odin Sphere se présente comme un récit chorale dans lequel vous suivrez successivement les destinées de 5 héros (une fois n’est pas coutume 3 filles pour 2 garçons) que sont  Gwendolyn, Cornelius, Mercedes, Oswald et enfin Velvet. Ces derniers vont tous être impliqués dans la même histoire globale qui va les entrainer, chacun à leur manière,   dans une guerre qui ravage le Royaume d’Erion  et dont l’objet, un chaudron magique, (pas celui de Taram non) est susceptible à lui seul tout l’équilibre précaire de leur univers.

Chaque histoire, présentée sous la forme d’un conte, va venir apporter un nouvel éclairage au scénario plus global et ce, jusqu’au dénouement final dont je ne vais bien sûr pas dévoiler la teneur.

Honnêtement ce qui frappe dès le début du titre, c’est sa très grande beauté visuelle. Là où Dragon’s Crown (le titre le plus récent du studio) ne m’avait pas vraiment convaincue (notamment par son character Design), Odin Sphere me ravit. Chaque niveau est juste magnifique  et fourmille de détails et ce, quelque soit la version achetée. Côté gameplay, les connaisseurs des autres titres du studio et surtout de Muramasa ne seront pas dépaysés car le gameplay est très proche entre les deux jeux.  Si vous aimez les combats dynamiques et les combos nerveux  et multiples vous serez amplement servis car vous pouvez aisément combiner  les attaques aux sols, aériennes et autres coups spéciaux tant et si bien que le pallier des 200 combos synonyme de trophée sera assez vite atteint.

Je l’ai dit plus haut, Odin Sphere combine avec cet aspect bourrin du Beat’all des éléments de RPG notamment par le biais du levelling de ses héros qui gagnent de l’expérience pour chaque ennemi abattu (et les phozons que cela génère) ou par la gastronomie à laquelle Vanillaware a porté une attention conséquente. En effet, au fur et à mesure de votre aventure vous débloquerez restaurants et leurs recettes qui vous permettrons de gagner une expérience conséquente. A noter que la richesse des plats proposés par Vanillaware est assez bluffante et m’a même donné l’eau à la bouche. De même les armes des protagonistes et leur capacités passives peuvent être boostées également via un système de levelling qui vous demandera à la fois de dépenser les phozons que vous avez engrangés pendant vos quête mais également de découvrir de nouvelles capacités spéciales aux quatre coin du royaume.

Si Odin Sphere est à mon sens une très belle réussite sur beaucoup de plans. Il ne faut par contre pas oublier sa répétitivité. En effet, vous referez sans cesse les même niveaux  et affronterez les même ennemis avec tous les personnages . Certains pourront penser que cela augmente artificiellement la durée de vie du titre. Personnellement j’ai adoré recommencer les niveaux pour en débloquer tous les secrets.

Quoiqu’il en soit, Odin Sphere mérite que vous l’achetiez et ce quelque soit votre plateforme de prédilection. Il est trouvable facilement chez tous les bons revendeurs en version normale ou collector.