Je dois admettre qu’à sa sortie, j’étais complètement passée  à côté d’Overcooked  un jeu britannique développé par  Ghost Town Games et édité par Team 17 (plus connu pour la série des Worms), et pourtant, cela aurait été une grave erreur de ne pas l’essayer.

Pour ma défense, la direction artistique du titre n’attire pas vraiment l’oeil mais ce qu’Overcooked perd en beauté,  il le contrebalance largement en terme de fun. C’est d’ailleurs l’un des jeux multi qui m’aura le plus séduite cette année (enfin l’année dernière mais en même temps, tout le monde sait que je suis au-delà du retard dans la mise à jour de mon blog…) et c’est d’ailleurs l’un des jeux auxquels nous jouons le plus lors de soirées entre amis.

Bref, Overcooked Kézako ? Et bien derrière un scénario prétexte (« sauver le royaume Oignon qui risque d’être dévoré  tout cru par un horrible monstre affamé » ) se cache un jeu de cuisine en coop local (jusqu’à 4 joueurs) à la fois drôle et exigeant.

Le principe est simple : dans des niveaux complètements déjantés (c’est peu de le dire), les joueurs doivent se coordonner  pour préparer les recettes réclamées par les clients et qui sont débloquées au fur et à mesure des pérégrinations de votre Food Truck sur la carte du monde. Attention, rien de très élaboré, on est plus proche de la sandwicherie que du restaurant étoilé mais les conditions de travail dantesques rendent la tâche largement ardue. Il faut dire que travailler sur une banquise ou au beau milieu d’un tremblement de terre, rend les préparations assez vite complexes!

Pour chaque recette donc, les joueurs doivent découper, cuire et/ou assembler différents  ingrédients avant de les amener au passe-plat et ce, dans un temps limité par la patience de vos clients qui n’hésitent pas à se lever de table si vous n’allez pas assez vite. Vous devez même parfois faire la vaisselle (oui ! tous les postes sont importants dans Overcooked).

La réussite dans Overcooked repose sur deux piliers à savoir l’organisation et donc son corollaire, la com-mu-nica-tion. Et à ce petit jeu-là, ce n’est pas vraiment toujours facile de s’entendre car les tempéraments plus ou moins civilisés des uns et des autres resurgissent souvent en état de stress. Et lorsqu’il s’agit de décider, les injonctions peuvent vite s’avérer contradictoires aboutissant  donc, inexorablement, aux inévitables enguelades de circonstances pour une commande perdue, une soupe trop cuite voire une cuisine en feu… (Un conseil d’ami, évitez les gens trop susceptibles…).

 

 

Il n’en demeure pas moins qu’avec un peu de bonne volonté (et en se préparant entre les niveaux), une bonne équipe peut arriver à se coordonner et à devenir de mieux en mieux organisée (même si les derniers stages représentent quand même un challenge assez relevé). D’ailleurs, si vous préférez affronter vos amis plutôt que de les aider, il est à noter qu’un mode duel  où deux équipes doivent s’organiser face aux même commandes a également été prévu.

Au final, Overcooked s’avère être un excellent jeu en coop local, genre assez peu représenté sur les consoles de la nouvelle génération. Accessible et accrocheur, il a, en outre, le mérite de plaire aussi bien aux gamers confirmés qu’aux novices du jeu vidéo qui intègrent assez vite son univers. Un jeu que je recommande donc sans soucis pour les soirées en famille ou entre amis. (Son  mode solo a  le mérite d’exister mais si avez un tempérament d’ermite je ne suis pas certaine qu’Overcooked soit réellement fait pour vous.)

Overcooked est disponible en dématérialisé  aux alentours de 20€ sur Steam et sur le PSN  pour la version Gourmet Edition (qui inclue tous les DLC). A l’heure où j’écris ces lignes, la version normale est vendue pour sa part 9,99€.

Si vous êtes de la vieille école et préférez une version boite, comptez plutôt 24,99€