« Falcon City, Arizona. Jacques Ramirez travaille à la Robotop, une entreprise d’électroménager et l’un des fleurons industriels du coin. Employé modèle, il bosse vite, bien, et sait surtout se faire discret. Pour cause : il est muet. Sa vie bascule le jour où deux membres d’un dangereux cartel pensent reconnaître en lui l’homme qui a trahi leur organisation par le passé : Ramirez, le pire assassin que le Mexique ait jamais connu. Aussi étonnant que cela puisse paraître, sous le chapeau du nettoyeur légendaire se cacherait désormais… un expert en aspirateurs hors-pair. Et maintenant que les hommes du cartel l’ont démasqué, ils feront tout, absolument tout… pour flinguer ce fumier ! »

Avec sa couverture aux tons chauds et son aspect affiche de cinéma, Il faut flinguer Ramirez… est un album qui, chez le libraire, attire immédiatement l’œil et suscite la curiosité. En d’autres termes, le titre « claque » et l’envie de le parcourir est immédiate.

Imaginé par Nicolas Petrimaux (dont c’est le premier titre), cet album est avant tout un hommage, à l’instar de ce que peut faire un certain Quentin Tarantino, aux films d’action des années 80. L’œuvre déborde d’énergie et les clin d’œil sont légion.

Bref, entre exploitation et parodie, Il faut flinguer Ramirez ne fait pas dans le détail et choisit la voie de l’action survoltée. Conté à la façon d’un récit mosaïque (ie par l’intermédiaire de plusieurs personnages aux points de vue divergents), la distribution délirante de l’album lui confère vraiment un côté grand-guignolesque assez réjouissant d’autant plus que le héros au tempérament très discret est contrebalancé par des personnages hauts en couleur à l’image du duo d’actrices Dakota Smith – Chealsea Tyler ou encore de l’ensemble des hommes de main du cartel prêts à tout pour l’éliminer.
Bref, Il faut flinguer Ramirez… est un titre dont on sort presque essoufflé tant son action trépidante et agrémenté de peu de moments de calme.

Graphiquement le titre est impeccable et surtout son découpage est magnifique. Il ne manque plus qu’une bande son et l’on se croirait vraiment dans une œuvre cinématographique. L’idée est peut-être à creuser dans l’optique d’une future édition tant l’artiste démontre au fure et à mesure des pages qu’il maitrise bien d’autres médias que celui du dessin.

En fait, s’il y a une petite critique à faire, ce serait peut -être du côté du scénario qui, s’il fonctionne, reste vraiment très classique (les mauvaises langues diront bateau) et sans réelle grosse surprise (si ce n’est peut-être le cliffhanger de fin).

Mis à part ce dernier point, j’ai passé un excellent moment à lire « Il faut flinguer Ramirez… » qui reste pour moi l’un des albums les plus plaisants que j’ai lu cette année. Si vous cherchez un titre pop-corn, facile à lire et que vous êtes adepte des 80’s alors l’ouvrage de Nicolas Petrimaux sera parfait pour vous. Vivement la suite!

Il faut flinguer Ramirez… a reçu le Prix des lycées (Angoulème 2019), le Prix des libraires de bande dessinée 2018 et le Prix du meilleur espoir et prix du public France3 – Chambéry BD 2019

 

En bref

  • Scénario : Nicolas Petrimaux
  • Dessin : Nicolas Petrimaux
  • Editeur: Glénat BD

Il faut flinguer Ramirez est disponible en version papier tout comme en édition numérique chez Izneo

A noter qu’un site dédié à la BD, permet déjà de se faire un aperçu de son ambiance déjantée.