La main qui frappe et le bouclier qui protège… Dans un futur proche et dystopique, les gouvernements ne sont plus que des concepts archaïques : le monde n’est plus divisé par zones géographiques mais par frontières financières. La richesse est synonyme de pouvoir, mais elle n’est l’apanage que d’une poignée de familles qui la conservent jalousement. Le reste de l’humanité peut bien aller au Diable… Dans chaque famille, une personne est élue pour subir un entrainement intensif, et obtenir le meilleur de ce que l’argent et la technologie peuvent offrir. Cette personne est à la fois la main qui frappe et le bouclier qui protège ; le représentant et le gardien de son clan, son… Lazarus ! Dans la famille Carlyle, le Lazarus est une femme, sexy et redoutable, baptisée Forever. Laissée pour morte dans un combat sans merci, Forever ne devra son salut qu’à ses insoupçonnables ressources. Mais est-elle prête à affronter la vérité ? Ceci est son histoire...

En général, lorsqu’une série est issue de l’imagination de Greg Rucka (Wonder Woman, Black Magick,  Gotham Central),  y a de fortes chances que l’on soit face à quelque chose de solide et pour le coup, Lazarus de ne fait pas exception.

Plusieurs fois récompensée aux Etats-Unis, la série est arrivée en France avec une aura plutôt positive. Il s’agit ici d’un récit dystopique qui n’est pas sans rappeler  un univers de type « Mad Max » dans lequel le monde, tel que l’on connaît a disparu et est désormais régi par 16 familles qui ont complètement asservi le reste de la population.

Notre héroïne, Forever (ou Ève pour sa « famille ») est l’une des filles du clan Carlyle. Mais elle est tout autant son  héraut que son « homme de main ». En effet, l’on comprend très vite que Forever a un petit quelque chose en plus (sa capacité de régénération) mais aussi quelque chose en moins:  elle n’a pas le même statut que ses frères et sœurs qui l’utilisent (au même titre que le chef de famille) plus comme un outil que comme un « égal ». Bref Forever a un peu de mal à trouver sa place dans ce monde désertique même si, la prise de conscience entre sa loyauté et sa conscience sera probablement remise à plus tard.

Globalement, ce premier album, est une jolie réussite même si,  je vais attendre de voir comment se développe la série pour me prononcer sur son côté indispensable ou non. En effet, on sent que Rucka et Lark mettent en place les pièces d’un puzzle qui nous dépasse, je trouve quand même ce premier tome un peu classique dans son univers et ses thématiques. J’ai donc hâte de voir ce que donnera les développements de la série par ailleurs plutôt bien rythmée.

Côté dessins, le travail de Michael Lark est plutôt réussi  même si j’ai trouvé qu’il perdait en puissance et en précision au fur et à mesure  du tome. Il n’en demeure pas moins que son trait se marie bien avec l’aridité du monde tel qu’il nous est décrit dans Lazarus.

Au final, ce 1er tome de Lazarus est pour moi plus prometteur parce que je connais le potentiel de Greg Rucka que par le plaisir que j’ai eu à le lire. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un titre dont je vais surveiller la suite et rattraper les (6 tomes sont, à ce jour parus en France).

En bref

  • Scénario : Greg Rucka
  • Dessin : Michael Lark
  • Couleurs : Michael Lark
  • Editeur: Glénat Comics

Lazarus est disponible dans une jolie édition papier tout comme en édition numérique chez Izneo