J’admets avoir fait preuve de scepticisme lorsque, pour la 1ère fois, on m’a conseillé de lire Birthright. En effet, si le pitch de départ me plaisait bien, le côté assez classique du titre de Joshua Williamson  et Andrei  Bressan n’avait suscité qu’une curiosité mesurée de ma part.
Il a donc fallu que plusieurs personnes me recommandent l’œuvre pour que je m’y penche sérieusement. Si cette lecture n’a pas fondamentalement remis en cause ma 1ère  impression, je dois reconnaître que le titre de Delcourt est plutôt plaisant à lire.

« Lorsqu’Aaron emmène Mikey jouer dans le parc en rentrant de l’école, il ne se doute pas un seul instant qu’en le perdant de vue quelques secondes, sa vie va être bouleversée.
Mikey disparu, Aaron, rongé par le remords, sombre dans l’alcool et la famille entière se désintègre. Mais un an plus tard, une sorte de Conan fait irruption dans leur vie et pourrait bien être leur fils perdu, Mikey ».

Après un départ tonitruant et une première partie de volume vraiment intéressante qui se penche les conséquences, pour une famille de la disparition d’un enfant: de l’angoisse de ne pas savoir ce qui lui est arrivé, au soupçon jusqu’à sa désintégration pure et simple, le titre devient plus conventionnel.

En effet, à partir du retour d’un Mikey (un an après sa disparition), vieilli et transformé par son passage dans le monde fantastique de Terrenos, le titre est plus classique, à la fois dans son imaginaire (qui lorgne clairement vers Conan le barbare) et dans ses dialogues plus convenus et sans grande fantaisie (un comble).

Il n’en demeure pas moins que ce 1er volume (d’une série qui en compte 6) se suit avec intérêt en raison, particulièrement, de l’ambivalence de Mikey. Si l’on sait que ce dernier est promis à un destin hors du commun, ses motivations sont plus obscures et la raison de son retour dans son monde d’origine peu explicite. Par ailleurs le titre qui alterne des histoires entre les 2 mondes, est vraiment bien rythmé et emporte facilement le lecteur.

Graphiquement, pour autant que l’on adhère à un style de Fantasy très académique et proche des référentiels du type  seigneur des anneaux, Birthright est vraiment superbe. Andrei Bressan, que je ne connaissais pas jusqu’alors livre ici une copie vraiment propre et les planches sont un régal.

Au final, s’il lui manque le petit je-ne-sais-quoi pour faire de lui un incontournable du comics à mes yeux, Birthright est toutefois un titre suffisamment solide pour que l’on s’y intéresse. Il ravira les néophytes du comics par son intrigue classique mais bien menée tout autant que les amateurs de Fantasy à la recherche d’une alternative plaisante et sans prise de tête aux classiques du genre. Un titre sans risque donc.

 

 

En bref

  • Scénario : Williamson, Josh
  • Dessin :  Bressan, Andrei
  • Couleurs :  Lucas, Adriano
  • Editeur: Delcourt