De retour de vacances, j’essaie de rattraper mon retard (conséquent de lectures) et notamment les singles de ces dernières semaines que je n’avais tout bonnement pas encore ouverts. Au dela des titre habituels, (principalement les New 52), je me suis laissée tenter cette semaine par quelques nouveautés telles que ce  premier volume de National Comics: Eternity.

Cette nouvelle série n’est pas entièrement nouvelle puisqu’elle reprend un personnage (Kid Eternity) créé à l’origine dans les années 40 et qui depuis a connu différentes adaptations et autres incarnations sur lesquelles je ne me prononcerai pas pour la bonne et simple raison que je ne les ai pas lues.

 

Quoiqu’il en soit, c’est cette fois au duo composé de Jeff Lemire et de Cully Hamner  qu’a été confié cette nouvelle approche du Kid Eternity et je dois bien le reconnaitre que pour le moment, c’est plutôt réussi.

Non sans rappeler une série comme Tru Calling (mais en mieux ce aui n’est pas non plus un gros challenge), Eternity nous fait suivre les aventures de Christopher Freeman, fils d’un détective d’élite qui, bien qu’abattu en même temps que son père est revenu d’entre les morts pour des raisons qu’il ne s’explique pas.

Depuis, alors qu’il œuvre en tant que médecin légiste il s’est découvert la faculté de pouvoir faire revenir l’âme de ses « patients » pendant 24h ce qui lui permettra, peut-être, de faire en sorte que justice leur soit rendue en résolvant les meurtres qui lui sont confiés.

 Même s’il est assez court, j’ai trouvé ce premier volume d’Eternity assez dense et bien construit. En effet, en seulement 40 pages (moins si l’on compte les publicités), Lemire arrive à la fois à poser les bases psychologiques d’un personnage plutôt touchant et à faire avancer, relativement vite d’ailleurs, l’intrigue principale de l’œuvre. Bref très vite la mécanique est vite et bien lancée sans pour autant que le lecteur ait l’impression d’être face à un scénario trop vite expédié.

Globalement les bases sont là et l’ensemble est suffisamment bien construit pour que l’on ait vraiment envie de connaitre la suite et notamment de découvrir quelles sont les réelles conséquences des pouvoirs de Christopher.

Graphiquement le travail de Cully Hamner et Derec Donovan (à la couleur) habille  bien un titre qui semble avoir su tout de suite trouver une ambiance adéquate pour coller au scenario de Lemire ce qui renforce encore plus la qualité de l’ensemble.

Que du tout bon donc et ce d’autant plus que le titre, dans les toutes dernières pages, démontre qu’il sait surprendre le lecteur.

Au final, si Eternity n’est pas LE titre indispensable du moment, il permet de passer un très bon moment et justifie, à mon sens, que l’on continue la série surtout si celle-ci poursuit dans cette voie.