Découvert sur le blog de Damonx, Dokuro est un jeu  à coté duquel j’ai failli passer complètement. Fort heureusement ce ne fut pas le cas  car, lentement mais surement est entrain de devenir l’un de mes coups de cœurs de l’été sur PS Vita.

Issu du travail du studio Game Arts, dont j’ai également pré-commandé le Ragnarok Odyssey attendu le 11 septembre également sur PS Vita, Dokuro est un jeu de plateforme réflexion un peu dans la veine d’Escape Plan,  qui lui était proposé dans le line-up de lancement  de la console.

Sorti début juillet au japon (et uniquement là bas), Dokuro vous propose d’incarner une sorte de petit squelette fantomatique qui, attendri par la détresse d’une princesse enlevée par son maitre, va tout faire pour l’aider à s’enfuir du château ou elle est retenue. Fort heureusement d’ailleurs car la belle dispose à peu près des capacités intellectuelles d’une huitre et fonce tête baissée vers le danger dont vous allez essayer de la préserver.

Comme c’est le cas dans beaucoup de jeux du genre, pour mener à bien votre mission, vous devrez aider votre belle à franchir les obstacles et les dangers qui vous menacent tous les deux en actionnant au bon moment des mécanismes ou en repoussant les sbires de votre maitre bien décidés à vous arrêter dans votre quête.

A noter que les fonctionnalités tactiles de la console ont été prises en compte dans Dokuro mais de façon plutôt subtiles. Il en résulte des commandes qui viennent agréablement  varier le gameplay sans pour autant devenir trop lourdingues à manipuler.

En fait, si, Dokuro est dans son genre un jeu plutôt classique, ce qui fait tout son charme c’est sa réalisation et son ambiance, très « burtonnienne », aussi séduisantes l’une que l’autre.

Que cela soit l’habillage graphique qui reprend des techniques du dessin à la craie, l’ambiance musicale charmante ou les interactions entre les deux personnages dont on peut percevoir la douceur et la naïveté, Dokuro n’a de cesse d’enchanter le joueur qui ne peut manquer d’être vite touché par la quête de notre duo. Mention spéciale à la possibilité qu’a le joueur de transformer le personnage principal en prince charmant (oui aucun cliché ne nous sera épargné) pendant un cours laps de temps ce qui renforce la dichotomie de notre improbable duo et l’attachement improbable de notre monstre à sa belle.

Pour toutes ces raisons, et alors que les jeux de réflexion ne sont pas forcément mon genre de prédilection, Dokuro est un titre qui m’a réellement séduite  et qui fait partie, à mon sens,  des incontournables de la console.

A noter que si le jeu n’est pas disponible en Europe (et ne le sera probablement pas), il n’en demeure pas moins qu’il est entièrement traduit en français (et d’ailleurs dans plusieurs autres langues européennes). Si l’on ajoute à cela que son prix n’est vraiment pas élevé (~ 23€ sur Cd Japan), je crois qu’il n’y a pas vraiment de raison d’hésiter.