Vendredi dernier, comme chaque semaine, je suis passée chez mon (nouveau) revendeur habituel de comics pour aller chercher ma commande hebdomadaire (tout particulièrement les New 52) et me laisser tenter par quelques nouveautés dont America’s Got Power un nouveau titre dont je ne savais pas grand chose si ce n’est qu’il s’agit d’une mini série en 6 volumes de Jonathan Ross (connu particulièrement pour ses activités de présentateur à la BBC) et Bryan Hitch.

L’histoire prend place dans un San Francisco du futur, une ville qui voit son destin chamboulé par l’arrivée d’un mystérieux cristal  dont l’explosion va engendrer une une génération entière de Super-héros tous dotés de capacités personnelles et spécifiques. Tous sauf un, le personnage principal de la série: Tommy Watts

Afin de « contrôler » ces jeunes adultes dotés de Super-pouvoirs, et satisfaire les plus bas instincts de la population, les médias  ont mis proposent une nouvelle version des jeux du cirque au cours desquels les protagonistes s’affrontent dans des duels pouvant aller jusqu’à la mort… Bien sûr le synopsis d’AGP n’est pas sans rappeler le scénario d’un certain Hunger Games (sorti il y a peu au cinéma et que j’ai trouvé sympathique sans être pour autant transcendant). Par certains côtés il faut bien reconnaitre, la série surfe sur les même thématiques que le roman de Suzanne Collins et  égratigne, parfois maladroitement, l’industrie du divertissement et de la télé-réalité (le titre de la série n’est d’ailleurs pas sans rappeler une célèbre émission de télé-réalité) ainsi que l’attrait du public pour le sang et la violence.

Si le fond de d’America’s Got Power est plutôt classique voire même parfois un peu convenu (on est rarement surpris par les développements de l’intrigue) la narration est suffisamment solide et bien amenée pour n’être jamais ennuyeuse. Par ailleurs, et cela ne gâche rien, le héros Tommy fait preuve d’un humour noir plutôt rafraichissant et bien amené qui rend le titre au final assez attachant.

 

Côté dessins, j’avoue que je ne suis pas forcément au fait des travaux antérieurs de Bryan Hitch, je n’ai donc pas vraiment de point de comparaison. Quoiqu’il en soit je trouve le travail graphique de ce premier volume est vraiment de belle facture et nous promet de belles pour la suite ( contrairement par exemple à un titre comme Avengers vs X-men).

Au final, si je n’attendais rien d’America’s Got Power, j’avoue que j’ai été séduite par la fraicheur et l’énergie de ce premier volume qui s’il ne réinvente rien propose une histoire suffisamment accrocheuse pour me donner envie de poursuivre l’aventure. Je ne peux donc que vous encourager à vous laisser tenter d’autant plus que la série ne dépassera pas les 6 volumes.