Si je ne dédaigne pas un bon comics de super-héros (surtout si le super-héros en question est Batman et que le scénario est signé Scott Snyder), j’avoue que mon genre de prédilection est plus orienté vers le polar noir, les thrillers et plus généralement sur des œuvres moins policées (ce qui ne veut pqs dire que tous les comics de super-héros sont policés).

C’est probablement pour cela que je suis venue aux comics non pas par les X-men ou la Justice League mais par des titres comme The Boys, DMZ ou encore Criminal  (dont je recommande chaudement le dernier volume en date intitulé « le dernier des innocents« ).

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec The Cape j’ai été servie. Repéré sur le blog de Pulp’s Comics (chez qui j’allais me fournir à Paris), j’ai immédiatement fait commander cet ouvrage par mon libraire britannique afin de l’avoir pour ce week-end et effectivement il s’agit là d’un vrai coup de coeur.

Sorti de l’imagination de Joe Hill (aka Joseph Hillstrom King) et adapté au format comics par Jason Ciaramella, Zach Howard et Nelson Daniel, The Cape nous fait suivre le destin d’Eric qui, orphelin de père s’était réfugié avec son frère dans un univers de super-héros à la faveur d’une cape confectionnée de bric et de broc par sa mère. Malheureusement, un très grave accident impliquant ladite cape va mettre fin à cette période d’innocence. C’est donc un Eric bien plus amer (et beaucoup plus loser) que nous allons suivre jusqu’à son arrivée dans l’âge adulte, moment auquel il retrouvera sa fameuse cape et découvrira que cette dernière possède de réels pouvoir magiques… pour le meilleur et pour le pire.

Avec The Cape, Joe Hill et Zach Howard nous offrent, au travers du parcours d’Eric,  un conte cruel  sur l’égoïsme et le narcissisme mais parallèlement nous interroge sur ce que nous ferions dans la situation d’Eric. Laisserions-nous parler notre rancœur envers les autres? ou le boy scout qui sommeille en nous (ou pas) viendrait-il au secours de la veuve et de l’orphelin?

Graphiquement, le titre se tient très bien et les auteurs nous arrivent à capturer sur les planches l’ambiance de la nouvelle de Joe Hill ce qui donne à l’ensemble une atmosphère à la fois sombre et envoûtante et ce, jusqu’au dénouement final.

Vous l’aurez compris The Cape est un véritable coup de cœur pour ce qui me concerne. Dès lors si vous lisez l’anglais je ne saurais que trop vous recommander de l’acquérir de façon urgente. Il est malheureusement en rupture de stock chez Amazon fr mais toujours disponible sur Amazon UK.