On connaissait le comic-book puis le film, voici que notre « loser» préféré aka Scott Pilgrim vient faire un petit tour du coté du jeu dématérialisé dans un beat’em all délicieusement rétro et ultra-référenciel.

Issu d’un roman graphique de Brian O’Malley au scénario comme aux dessins (pour le meilleur et pour le pire coté dessins), Scott Pilgrim fait partie de ses œuvres cultes auprès des geeks et le fait de pouvoir retrouver son univers décalé et déjanté ne pouvait que me réjouir. Je dirais même plus, retrouver cet univers dans un beat’em all rétro ne pouvait que « nous » réjouir : le jeu étant jouable jusqu’à quatre en coop (uniquement localement malheureusement), il est prétexte a de fort sympathiques soirées jeux vidéo entre amis et c’est d’ailleurs sous cette forme que j’ai parcouru le titre.

A l’instar du comics dont il est issu, Scott Pilgrim vs The World the videogame nous fait suivre, , les aventures de Scott un loser patenté dans sa quête de l’amour absolu incarné, en l’occurrence, par la jolie Ramona Flowers, sa petite amie, avec qui il ne pourra pleinement vivre sa relation qu’après avoir éliminés les ex-démoniaques de la belle (tout un programme donc 😀 ).

A l’instar de tout bon beat’em all a l’ancienne qui se respecte, Scott Pilgrim vous laisse le choix entre quatre personnages évolutifs: Scott, Ramona, Kim et Stills, chacun possédant outre une palette de coups de base, une attaque spéciale et des invocations spécifiques. La jouabilité du jeu est d’ailleurs à l’ancienne  (pour ne pas dire à la rude)  et les amateurs des Double Dragons et autres Streets of Rage (depuis acheté sur XBLA pour ce qui me concerne) ne seront pas perdus  dans ce titre qui leur permettra de retrouver des sensations du passé.

Sur la forme, on ne peut pas nier que l’enrobage de Scott Pilgrim, extrêmement fidèle a la BD et a son ambiance décalée,  est vraiment réussi et ne manquera pas de vous faire sourire.

Toutefois, il n’en demeure pas moins que le jeu possède des faiblesses agaçantes (pour ne pas dire autre chose) dans sa réalisation. Dès lors si vous craquez pour Scott, sachez qu’il faudra composer avec un gameplay plutôt rigide ou encore une difficulté mal dosée qui augmente de façon trop abrupte.

Pire encore, lors de notre soirée « Scott Pilgrim » des bugs désagréables et même inacceptables sont venus nous gâcher la partie : en l’occurrence des freezes nous obligeant à redémarrer la console et de fait à relancer notre niveau en cours.

Après quelques recherches sur le net il semble que je ne sois pas la seule dans ce cas (une première pour ma PS3) et sincèrement ce genre de soucis est d’autant plus agaçant qu’il fait perdre toutes leur progression aux amis jouant sous le statut d’invité.  Supportable dans les premiers niveaux, recommencer la fin du jeu avec un personnage au niveau 1 de son évolution est tout de suite beaucoup plus problématique.

Au final, je ne sais pas si je recommanderais ou non Scott Pilgrim. Séduisant sur la forme dans le fond, l’intérêt du titre est tout de suite plus limité. Em effet le « plus produit » du titre réside avant  dans son ambiance et son humour, ces derniers étant sublimés lors de parties multijoueurs.

En somme, si vous connaissez l’univers de Scott et que ce dernier vous séduit ce beat ‘em all devrait vous plaire dans le cas contraire, vous pouvez allégrement passer votre chemin car seule la frustration sera au rendez-vous.

On prend Scott Pilgrim pour :

–          Son univers

–          Son ambiance décalée

–          Les soirées jeu vidéo entre potes

On évite Scott Pilgrim à cause de :

–          Sa répétitivité

–          Les bugs/ les freezes

–          Sa difficulté mal réglée