Acheté en même temps que la PS Vita (à la faveur d’une erreur grossière d’Amazon UK sur les prix de certains des jeux du lancement), ce n’est pourtant que très récemment que j’ai réellement touché à Dungeon Hunter Alliance. Il faut dire qu’avec des Uncharted et autres Rayman, j’avais plutôt fort à faire avant de passer à un titre plus « mineur » de la console.

Développé par Gameloft et édité par Ubisoft, Dungeon Hunter est le portage sur PS Vita d’un hack’n slash de la PS3. De type Dungeon Crawler, en gros, cela signifie que vous passez votre temps entre différents donjons a tabasser les monstres qui se présentent à vous pour récupérer divers trésors et autres pièces d’équipement, le jeu vous promet une aventure épique ou presque.

Pour ce qui est de « l’histoire » du jeu, Dungeon Hunter Alliance vous place dans la peau d’un monarque assassiné 25 ans auparavant (par sa femme, la bougresse) et rappelé d’entre les morts pour venir à la rescousse de son Royaume en bien mauvaise posture car menacé par de sombres entités (au rang desquelles toujours sa femme, la bougresse donc 😛 ). Bref comme d’habitude, votre mission, si vous l’acceptez, sera de sauver le monde en annihilant toutes les menaces qui le mettent en danger.

Vous l’aurez compris, Dungeon Hunter Alliance ne brille par son originalité et ne risque pas de renouveler le genre.

A vrai dire, le jeu de Gameloft ne brille pas non plus par la variété de choix offerts au joueur que cela soit en terme de bestiaire qui se répète relativement souvent, ou en terme de classe de personnage qui se résume a trois possibilité :le guerrier, le rôdeur ou le mage. A noter, et c’est un peu dommage, qu’il est également impossible de modifier le genre ou l’apparence physique de son héros.

Pour le reste, même s’il n’est pas un must-have de la PS Vita, il faut reconnaitre que Dungeon Hunter Alliance est plutôt plaisant a parcourir. Certes les PNJ sont assez insipides et les quêtes annexes totalement dispensables mais l’ensemble reste néanmoins accrocheur surtout si êtes amateurs de pièces d’équipement et de trésors rares (vendu a des prix hallucinant dans les trois villages du jeu). A ce titre, Dungeon Hunter Alliance peut se parcourir aussi bien en solo qu’en multi ad hoc ou online (jusqu’à quatre joueurs). Ce n’est d’ailleurs qu’une fois arrivée en Angleterre que j’ai pu découvrir ce mode de jeu puisque ma précédente Box (La bbox de Bouygues Telecom pour ne pas la citer) m’empêchait de jouer online aussi bien avec ma PS Vita qu’avec ma 3DS.

Pas mal fichu, ce mode souffre quand même d’un aspect un peu brouillon a 4 joueurs (en somme c’est vite le bordel) et aussi de lags assez perturbants.

Enfin, outre le mode histoire, Dungeon Hunter propose un mode Fosse des épreuves qui propose de résister au plus grand nombre de vagues d’ennemis et a surtout comme intérêt de permettre au joueur de récolter des objets (armes, équipements) introuvables dans le mode histoire classique.

Au final, Dungeon Hunter Alliance pourrait être qualifié de bon petit jeu accrocheur de la PS Vita. Sans posséder d’atouts exceptionnels, il remplit bien son office de divertir (pourvu qu’on aime le genre cependant). En fait le principal reproche que l’on peut lui faire ne vient pas de son contenu ou de sa réalisation mais de son prix. En effet, encore vendu au minimum 25 euros (Pas fou, Amazon le reprend 7,80€), le jeu est bien trop cher par rapport au plaisir qu’il apporte mais aussi aux 10 euros de la version PS3.

Par contre si vous le trouvez autour de ces fameux 10 euros, le jeu en vaudra clairement la chandelle.