Une chose est certaine, la PS Vita a su me séduire, car après Dungeon Hunter Alliance c’est aujourd’hui de Virtua Tennis dont je vais vous parler. Le moins que l’on puisse dire c’est que  ce jeu lorsque je l’ai découvert pour la première fois au  dernier Paris Games Week ne m’avait pas vraiment fait une grande impression. Un peu comme la version console de salon du jeu de tennis de Sega qui avait été plutôt fraichement accueillie par la critique.

Néanmoins, étant plutôt amatrice de la série  d’une part, (depuis le second épisode que j’avais découvert sur Dreamcast en fait), et de tennis en général d’autre part, j’ai profité de la baisse du prix du titre pour me laisser tenter et je n’ai pas regretté mon choix bien au contraire.

En effet, a l’opposé de mes premières sensations, je dois reconnaitre que j’ai cette fois-ci pu apprécier le jeu sur la longueur grâce aux longues heures de transport  qui ont jalonné mon week-end entre la France et l’Angleterre.

Globalement, le dernier né de la série reprend, dans les grandes lignes  qui ont fait le succès de la série (coup à charge, orientation très arcade…), tout en lui ajoutant des fonctionnalités propres à la Vita tout aussi inintéressantes les unes que les autres. Il n’en demeure pas moins que basé sur une recette qui a fait ses preuves, le jeu reste addictif à plusieurs titres.

Pour ce qui me concerne, j’ai notamment beaucoup aimé le mode World Tour qui se déroule un peu a la manière d’un jeu de l’oie et vous force a anticiper vos déplacements pour gérer au mieux votre fatigue, votre classement et la préparation des 4 tournois du Grand Chelem auxquels vous pourrez participer.

Coté casting,   si les plus grands joueurs (et joueuses) du moment sont bien présents à l’instar des 4 premiers mondiaux que sont Federer, Nadal, Djokovic et Murray il n’en demeure pas moins que le nombre de têtes d’affiches est assez maigre.  Par ailleurs, j’avoue que le choix de Gael Monfils comme seul représentant français ne me convainc qu’à moitié (j’aurai préféré, et cela me semble plus cohérent un Jo-Wilfried Tsonga à sa place).

Enfin, si j’étais plutôt contente de la présence d’anciennes gloires du tennis mondial comme Stephan Edberg ou Jim Courrier, j’ai un peu déchanté en constatant que seuls les joueurs masculins emblématiques étaient de retour. On peut légitimement se demander pourquoi ne pas  avoir intégré de la même façon des Steffi Graf, Monica Seles ou encore des Amélie Mauresmo (présente dans une précédente version du titre)… Joueuses, il faut le reconnaitre « autrement » plus charismatiques que les « stars » du tennis féminin actuel.

Graphiquement, même si la modélisation des joueurs laisse parfois un peu à désirer, je trouve le titre de SEGA plutôt joli et bien réalisé en termes d’animations. En tout cas, il se place sans mal tout en haut de la hiérarchie des jeux de tennis sur console portable (et non je ne compte par Mario Tennis Open).

Aussi pour faire de Virtua Tennis 4 World Tour Edition un grand jeu de sport sur portable, je pense qu’il ne lui manquait qu’un casting plus étoffé ainsi qu’un peu d’imagination et de folie en terme de modes de jeux. On aurait ainsi pu penser, par exemple, à inclure les compétitions par équipes que sont la Coupe Davis et la Fed Cup.

Néanmoins, grâce a son petit prix et une sa réalisation de bonne facture associé a un mode World Tour accrocheur, Virtua Tennis 4 World Tour Edition se révèle être un bon petit jeu d’été que je saurai que trop vous recommander