J’ai profité d’avoir un peu de temps ce week-end pour aller voir le dernier né des productions du studio Ghibli : La colline aux coquelicots.

J’avoue que les dernières productions de Ghibli, enfin plus spécifiquement celles qui n’ont pas été réalisées par Hayao Miyazaki ou Isao Takahata (enfin depuis le temps qu’il n’a plus réalisé de films…) m’ont plutôt laissée sur ma faim à l’image d’Arrietty, le petit monde des chapardeurs qui part certes sur de bonnes idées mais peine à décoller (voire même ne décolle jamais).

De même, la première réalisation de Goro Miyazaki reste le film qui m’a le plus déçue parmi les œuvres des studios Ghibli., et je ne crois pas être la seule. J’étais donc, sinon sceptique, toutefois réservée sur ce film.

 « Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer…
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.
 »

Premier constat, la Colline aux coquelicots est un film beaucoup plus mature que la plupart des autres réalisations du studio Ghibli. Empreint d’un sentiment de nostalgie mais aussi plutôt lent, probablement pour laisser toute leur place aux silences et aux scénettes du quotidien, le film de Goro Miyazaki n’est pas aussi familial que les réalisations de son père. C’est pourquoi, je comprends qu’une partie de l’audience de la salle et notamment les enfants (le film était pourtant présenté en VOST) ait pu être déçue un spectacle pas forcément accessible aux plus jeunes.

 Quoiqu’il en soit, avec la colline aux coquelicots, les studios Ghibli nous offrent un film charmant (au sens premier du terme ie agréable) image d’un Japon des années 60 tiraillé entre le passage presque forcé à la modernité et l’envie de rester proche de ses racines. C’est d’ailleurs toute cette thématique qui est développée dans le combat mené par les étudiants pour sauver leur foyer. A cela s’ajoute la romance tout aussi discrète (à la japonaise en somme) que contrariée entre les protagonistes principaux et qui apporte un peu de piquant à l’ensemble.

Du point de vue de sa réalisation, on est dans quelque chose de classique, Goro Miyazaki joue beaucoup sur les atmosphères, les silences et les non-dits et cela se ressent. Néanmoins malgré quelques longueurs, la Colline aux coquelicots n’est jamais un film ennuyeux. En fait l’atmosphère de ce film me rappelle beaucoup celle d’Omoide Poroporo d’Isao Takahata et ce n’est pas pour me déplaire.

Au final, malgré quelques défauts et peut être un petit manque de caractère, le dernier né des studios Ghibli s’avère être un film fort sympathique. Il ne fera peut être pas date dans les réalisations du studio mais il est bien plus réussi que les Contes de Terremer ce qui est plutôt encourageant pour la suite.

En attendant, maintenant que j’ai vu son adaptation, il est temps de m’attaquer à l’œuvre originale.