Après un premier Kingsman plutôt réussi (même si j’ai quelques réserves sur la toute fin), les espions britanniques de Kingsman reviennent dans un 2èmeopus et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas contents.

Synopsis : Eggsy coule désormais des jours heureux avec la princesse suédoise Tilde. Des attaques simultanées détruisent le quartier général du Kingsman et tuent tous les agents. Les seuls survivants, Eggsy et Merlin, sont alors amené à rencontrer leurs homologues américains du Statesman, dont la base est située dans une distillerie de bourbon dans le Kentucky. Ensemble, entre l’Italie et le Cambodge, ils vont affronter Poppy Adams, une trafiquante à la tête du cartel de drogue le plus puissant du monde, le Cercle d’or.

Si le premier épisode était  adapté du comics  The Secret Service de Mark Millar (Wanted, Kick Ass), la suite des avntures de nos agents en costard est quant à elle totalement autonome ce qui ne l’empêche pas d’être assez réussie et ce, même si elle reprend les recettes qui avaient fait du premier épisode un succès.

Que les choses soient claires: Kingsman  – Le cercle d’or  est une comédie qui oscille entre le burlesque (à l’image du QG de la méchante Poppy Adams) et le « too much » à l’image des blagues à l’humour  « bas du front » qui parsèment le film (je pense par exemple au traceur à poser sur un endroit bien « précis » d’une cible potentielle).

On peut déplorer certains excès du film (c’est mon cas) mais il n’en demeure pas moins qu’il s’en dégage une vraie énergie assez euphorisante. Du coup on ne s’ennuie pas une seconde à suivre les nouvelles aventures de nos agents secrets même si l’oeuvre globale manque peut être de  « liant » entre ses différentes scènes. Quoiqu’il en soit, j’ai  donc retrouvé avec plaisir les Kingsman (ainsi que leurs homologues américains sûrs d’eux les Statesman) pour de nouvelles aventures débridées et des scènes d’actions assez folles. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas sans évoquer certaines grandes scènes de divers James Bond. La scène dans une station de ski italienne n’est pas sans faire de clins d’oeils appuyées à « Rien que pour vos yeux par exemple » ou encore « Le monde ne suffit pas ».

Bref, on a vraiment l’impression que Matthew Vaughn (Stardust, Kick Ass)a pris plaisir à retrouver l’équipe du premier épisode (même s’il en sacrifie une partie) et que c’est presque lui qui s’amuse le plus dans ce second opus. Le réalisateur britannique n’oublie toutefois pas d’adresser, au passage,  quelques coups de griffes  bien sentis ) nos compatriotes américains (et à une certaine forme de suffisance au passage), en nous concoctant au passage un président américain parfaitement sociopathe. Les Statesman quant à eux passent de l’irritant au sympathiques à l’image des agents Tequila (Chaning Tatum) et Whisky  (Pedro Pascal)   parfaitement hilarants dans leurs genres respectifs.

L’un des regrets que j’ai vis-à-vis de ce film toutefois est la trop faible présence d’agents femmes au sein des équipes d’agent secret. C’est simple tout est fait « comme si » un seul agent féminin  était suffisant à tel point que l’on tue le seul agent féminin des Kingsman pour mieux « mettre en avant » l’unique agent féminin des « Statesman » alias Halle Berry. Inutile de vous dire que le film ne passe pas le Bechdel test.

Pour le reste, Kinsgman : Le cercle d’or constitue un vrai bon divertissement sur grand écran qui s’il ne constitue pas un incontournable du moment vous permettra de passer un bon moment

C’est plutôt pour vous si:

  • Vous aimez les agents secrets et tout le folklore qui les accompagne
  • L’action débridée et les gros flingues vous mettent en joie
  • Les blagues un peu lourdingues vous font rire

Vous passerez votre chemin si:

  • Vous préférez les ambiances intimistes
  • Depuis le Brexit, vous êtes allergiques à la perfide albion
  • Vous avez déjà trop de choses à voir sur Netflix (et je vous comprends!)