Le temps est gris, il fait froid, vous n’en pouvez plus? Autant de bonnes raisons pour aller vous enfermer dans les salles obscures et c’est tant mieux car c’est cette semaine que sortent les nouvelles aventures de Superman, réalisées par Zack Snyder (300, Watchmen) et produites par Christopher Nolan (la dernière trilogie de Batman) dont on sent clairement l’influence sur ce long métrage intitulé pour l’occasion Man of Steel.

Pour avoir eu l’occasion de voir ce film dimanche dernier, je ne peux que reconnaître qu’il est une franche réussite que je mets au niveau d’un Iron Man 1 ou d’un Avengers, films que j’avais vraiment beaucoup aimés. Pourtant le pari était difficile à relever. En effet, Superman, à l’instar de Captain America par exemple, fait partie de cette catégorie de super-héros réputés sans aspérité (même si la réalité est plus complexe que cela) et donc assez peu intéressants par rapport à des Batman ou des Iron Man finalement beaucoup plus humains.

Synopsis :

« Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité. »

Man of Steel 6

Première excellente bonne surprise, l’évidente maturité du film qui ne se contente pas d’un scénario bas du front confrontant un super-gentil et un super vilain sur fond de domination du monde mais plutôt le récit initiatique d’un jeune homme déraciné « Kal-el » ( et j’insiste sur le « Kal-el » plutôt que le « Clark ») à la recherche de son identité mais aussi d’un sens à sa présence sur terre.

En effet, David S. Goyer nous livre là un Superman revisité et tiraillé entre ses origines kryptoniennes et son éducation terrienne. C’est ainsi que pour une fois, les parents de Kal-El, Jor-El et Lara (magnifiquement interprétés par Russel Crowe et Ayelet Zurer) ne sont pas mis à l’écart au profit des Kent (interprétés par Kevin Costner et Diane Lane). Je trouve d’ailleurs que tant le rôle de Jor-El  que la prestation de Russel Crowe sont tout bonnement excellents ce qui, par contraste atténue un peu la prestation de Kevin Costner qui, honnêtement, fait un peu ce qu’il peut pour rattraper un rôle de Jonathan Kent malheureusement bancal car trop maladroitement écrit.

Man of Steel 5

Quoiqu’il en soit globalement toute la brochette d’acteurs choisis pour ce film Henry Cavill (ideal tant physiquement que dans son jeu pour jouer Superman), et Amy Adams (Lois Lane) en tête nous offrent une partition impeccable dans la gestion de leurs personnages respectifs. Mention spéciale d’ailleurs à  Antje Traue, que j’ai vraiment beaucoup aimée dans le rôle du bras droit implacable de Zod (Michael Shannon) déjà pas forcément hyper cool de base.

Si cette nouvelle itération des aventures de Superman  fait la part belle aux errements et aux insécurités de notre héros, Zack Snyder n’oublie pas non plus d’offrir au spectateur qui ne demande pas mieux, de longues (parfois trop) scènes d’actions vraiment pêchues. Les scènes de combat (qui font furieusement penser à Dragon Ball, ce qui, dans mon esprit n’est pas une critique négative) sont titanesques et feront vraiment plaisir aux amateurs de castagnes.

Man of Steel 2

En fait le principal reproche que l’on peut faire au film de Snyder provient surtout de son rythme assez bizarre fait d’ellipses et de flashbacks qui parfois tombent à plat et, du coup, font perdre un peu le fil du récit. Rien de très grave cependant car cela ne n’empêche clairement pas de passer un bon moment.

Au final, Man of Steel s’il n’est pas parfait (personnages inégaux, rythme parfois raté) est quand même un très bon film de super-héros qui, à mon sens, apporte de la substance au personnage de l’homme d’acier tout en proposant des scènes d’actions tonitruantes. Bref un film efficace et réussi qui a le bon gout de ne pas tomber dans la facilité (contrairement à Green Lantern) et qui devrait tout autant fédérer les amateurs de la première heure que les curieux. Vivement la suite !