Je m’étais jurée de ne pas reprendre de jeux sur console de salon avant d’avoir un peu descendu la pile de titres qui m’attend désespérément dans mon salon … C’était sans compter l’arrivée de Dishonored et de son charme victorien qui a mis fin, assez rapidement à mes bonnes résolutions.

Acheté vendredi dernier, j’ai choisi de prendre le jeu dans une édition spéciale (en même temps il n’y avait que celle-là dans mon magasin) et qui comporte outre le jeu (ouf !), un tarot de belle facture, le tout vendu au prix normal du titre seul.

A noter pour les adeptes de l’import que la version UK de Dishonored ne possède pas de piste française ne serait-ce que pour les sous-titres. Par conséquent, si vous êtes allergiques a la langue de Shakespeare vous seriez bien inspirés de passer votre chemin…

Pour ceux qui aurait loupé le début de la séance, Dishonored vous place dans la peau de Corvo discret garde du corps et Hérault de l’impératrice Jessamine Kaldwin qui à son retour d’une longue mission pour trouver un remède a la peste qui infeste la ville ne peut empêcher l’assassinat de sa maitresse ni l’enlèvement la princesse Emily… Promptement accusé à tort de ces méfaits, Corvo se voit bientôt jeté en prison, torturé et condamné à mort… Bien entendu, l’histoire de s’arrête pas là et c’est aidé de précieux et inattendus alliés que notre héros va s’échapper et ainsi pouvoir mettre en œuvre sa vengeance.

 Après avoir passé quelques heures  passées devant le nouveau titre de Bethesda (j’en suis environ aux 3/4 du jeu), je dois bien reconnaitre que j’ai été complètement happée par  Dishonored dont l’univers et l’ambiance m’ont complétement séduite. Ce titre nous prouve, s’il en était besoin qu’il existe encore un espoir d’avoir des FPS solo intéressants comme ce fut le cas pour Bioshock ou de the Darkness II.

Après, et c’est un peu paradoxal,  j’avoue que je reste  justement dubitative par le choix du FPS pour compter le destin de Corvo. Le fait que je sois tout sauf une amatrice du genre doit y être pour quelque chose mais il me semble qu’une vue a la 3eme personne aurait été plus agréable notamment pour la gestion des phases d’infiltration ou votre but est de rester le plus discret possible (déjà que moi et la discrétion ça fait 64…) et que je trouve moins facile à négocier en vue FPS, même si l’on finit par s’y habituer (ou par tuer tout le monde). Par ailleurs, ce système de jeu rend à mon sens, le personnage de Corvo moins intéressant et moins charismatique qu’il aurait pu l’être.

Pour le reste Dishonored offre  une aventure à la hauteur de mes espérances notamment grâce à une réalisation artistique de très belle facture ( si l’on excepte un certain aliasing) et à un univers à l’identité forte qui n’est pas sans me rappeler, tout choses égales par ailleurs, l’ambiance de Fable en moins coloré. Et en (beaucoup) plus pestiféré.

Bref, un achat que je ne regrette décidément pas et qui fait entrer directement Dishonored dans mon top 5 des titres que j’ai préférés cette année.