Il y a  parfois des promotions dont on ferait bien de NE PAS profiter, histoire d’une part, de garder son argent pour des titres qui en valent la peine, et d’autre part de ne pas perdre son temps sur un jeu sans saveur comme ce fut le cas des quelques heures que j’ai passées sur NCIS – Le Jeu.

Ce jeu je l’ai acheté lors d’un de mes derniers passages en Angleterre, profitant ainsi d’une des nombreuses soldes proposées au pays de sa majesté. Vendu à peine une dizaine de livres, je me suis dit que je ne risquais pas grand-chose si ce n’est de perdre mon temps. Et effectivement ce temps je l’ai perdu… 😛


A la base sans être forcément une fan absolue de la série NCIS, j’admets que cette dernière constitue pour moi un divertissement agréable propre me permettre de décompresser tranquillement sur le canapé au retour d’une journée de travail.  C’est pourquoi j’ai eu l’idée saugrenue de me laisser tenter par un jeu d’enquête tiré de l’univers de la série.

N’y allons pas par quatre chemins, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas joué à un jeu aussi navrant. Même mes déceptions de l’année 2011 ne m’ont pas autant ennuyée. En l’occurence, il m’aura vraiment fallu de l’abnégation pour avancer dans ce titre dont on cherche assez rapidement les qualités.


Scénaristiquement, le jeu d’Ubisoft reprend la forme de la série et nous propose quatre enquêtes « soit disant » écrites par les scénaristes de la série. Je dis bien soit disant car il m’est d’avis que ces derniers ont plutôt utilisés des scénarios rejetés pour la série tellement ces derniers manquent d’allant et d’originalité. Chacun de ces épisodes est réalisé comme ceux de la série, comprenez que vous alternez les phases d’enquête sur le terrain (avec Ziva, DiNozzo et Gibbs) et les phases de recherche en laboratoire (avec Abby, Ducky et Mc Gee).

Malheureusement les phases de recherche d’indice sont (horriblement) répétitives et (horriblement) rébarbatives tandis que les l’analyse des preuves trouvée prend, pour sa part, la forme de mini-jeux sont juste sans intérêt car bien trop faciles.


Par ailleurs, la jouabilité au pad est bien souvent laborieuse lors des phases de récolte d’indices (vous me direz qu’en même temps jouer à un point’n click sur console est un peu une hérésie… et vous avez raison 😎 ). Ces dernières sont d’ailleurs ponctuées de QTE juste risibles qui demandent uniquement de diriger le stick analogique dans une direction en appuyant sur le bouton A (quel challenge! :rotfl: )

L’habillage graphique du jeu, de son côté, est également loin des standards actuels et plus généralement ce à quoi on est en droit de s’attendre sur console HD. Il nous propose, en effet, à la fois des personnages rigides et mal modélisés et des environnements vides. Vous comprendrez donc que l’on se demande très vite s’il y a réellement quelque chose à sauver dans ce jeu qui n’arrive même pas à retranscrire l’humour de la série dont il est issu.


Et bien oui il y en a une ! Sa durée de vie. On remerciera ainsi les développeurs de NCIS – le jeu d’avoir eu la gentillesse d’abréger nos souffrances en nous proposant un titre qui se termine en une poignée d’heures, histoire que nous ne perdions pas trop de temps. :laugh:

Au final, NCIS se révèle être ma grosse erreur vidéo-ludique de ce début d’année, vous comprendrez donc que je ne peux décemment vous le conseiller et ce même si vous êtes fan de la série (ou surtout si vous êtes fan de la série, c’est au choix).