J’avais acheté Mass Effect à sa sortie sur Xbox 360 en 2009, c’est à dire il y a une éternité. En grande fan des (anciennes) productions de Bioware telles que Knight of the Old Republic (premier du nom) ou encore Dragon Age Origins (sorti après) j’étais impatiente de découvrir ce nouveau space opera qui me promettait beaucoup : un scénario mature, un univers riche, une aventure immense… Bref de quoi m’occuper un moment.

Et puis… pad en mains, je n’ai finalement réussi à accrocher à ce Mass Effect. La faute n’en revient pas tant au jeu lui-même mais au fait d’y jouer sur console. Il fallait que je me fasse une raison, il m’était impossible de jouer à ce genre de jeu autre part que sur un PC.

C’est donc quatre ans et une nouvelle config flambant neuve plus tard, que je me suis réellement lancée non pas dans Mass Effect premier du nom mais dans la trilogie toute entière, enchainant de façon insatiable les épisodes les uns après les autres.

 mass-effect-3-3

C’est au terme d’une centaine d’heures de jeu que je suis venue à bout de cette saga et pour ne rien vous cacher voir se terminer les aventures du commandant Shepard n’est pas sans occasionner un petit pincement au cœur (du coup pour m’en remettre j’ai immédiatement recommencé la saga, pour ceux qui en doutaient, oui je suis un peu monomaniaque). En effet, nos aventures se seront étalées sur presque deux mois de ma vie et… mine de rien on finit quand même par s’attacher à lui (elle en l’occurrence) et à son équipage.

Mass Effect 2-2

Définitivement Mass Effect fera partie de ces titres qui auront marqué mon histoire de joueuse au même titre (pour des raisons différentes bien entendu) que des Chrono Trigger, Secret of Mana ou bien sur Knight of the Old Republic qu’à l’époque je n’avais pas lâché avant d’avoir terminé la moindre petite quête annexe histoire de prolonger le plaisir et de ne surtout pas finir le jeu trop vite.

En fait, à mon sens, la grande force de Mass Effect est l’implication émotionnelle  qu’il arrive à susciter sur le joueur. Là ou, Heavy Rain avait complètement loupé sa cible (du moins chez moi), Mass Effect a réussi vraiment à m’impliquer dans l’aventure grâce notamment à des personnages secondaires vraiment bien écrits qui traversent l’aventure à nos côtés soit directement dans l’équipage du Normandy soit en PNJ que l’on recroise à différents endroits de l’aventure (sous réserve de se donner la peine de les chercher parfois).

Mass Effect 2 1

Bien sur la trilogie Mass Effect n’est pas exempte de défauts, le premier épisode se cherche un peu du point de vue de la narration et est désormais clairement dépassé techniquement quant aux suites elles sont un peu trop orientées jeux de tir et proposent un level-design trop peu inspiré pour être pleinement satisfaisant (sauf si on est un amoureux fou des couloirs).

Il n’en demeure pas moins que l’aventure proposée par l’équipe de Bioware m’a emportée comme ce fut (trop) peu souvent le cas grâce à un background magnifiquement travaillé que cela soit sur l’univers en général ou sur les personnages en particulier. Quariens, Asari, Krogans (que j’aime tous particulièrement), Geths et bien entendu humains, toutes ces races interagissent les unes avec les autres (pour le pire et pour le meilleur) et forment une communauté spatiale aussi disparate que complexe et pourtant il faudra arriver à faire collaborer tout ce petit monde histoire de repousser la menace des Moissoneurs.

Mass Effect 3 Moissonneur

Chaque « race », chaque personnage, a son propre passé ses propres motivations et forme au final un tout cohérent et intéressant pour peu que l’on prenne le temps d’essayer de connaitre un peu chacun (ce qui est juste déterminant dans Mass Effect 2). Il en résulte une vraie empathie pour toute votre équipe et pour ce qui me concerne, la perte d’un équipier a été vécue comme un véritable déchirement.

 Au final, je ne regrette pas d’avoir attendu si longtemps pour enfin m’atteler sérieusement à Mass Effect. En effet, outre le confort apporté par le jeu sur PC, la possibilité « d’enchainer »  les épisodes sans m’arrêter m’a permis d’aborder l’aventure dans d’un seul tenant et d’apprécier la saga dans sa globalité.

Mass Effect 4

Bien sûr on est dans de la S.F. archi-classique et clairement, Bioware n’a, sur ce point pas renouvelé le genre (je pense que de toute façon ce n’était pas leur ambition) mais a su jouer avec les codes déjà en place grand talent et nous offrent  Il n’en demeure pas moins une aventure prenante et cohérente. Dès lors  une seule conclusion s’impose : merci.