Avant la sortie du film éponyme, j’ignorais même jusqu’à l’existence de la saga Divergente. Il faut dire que je ne suis pas très au fait des succès de la littérature « pour jeunes adultes » même si j’ai lu des mastodontes du genre comme la saga des Hunger Games ou Harry Potter (qui d’ailleurs se destine plutôt aux enfants dans un premier temps).

Bref, comme j’ai beaucoup de trajets en train en ce moment, j’ai récupéré les 3 tomes de Divergente sur mon Kobo Aura HD (que j’adore) et me suis lancée dans leur lecture.  Pour  faire un point « saga Divergente », je suis actuellement au milieu du second tome.

Pour en revenir, à Divergent(e), la série est issue de l’imagination d’une toute jeune auteure Veronica Roth qui publie le 1er tome à l’âge de 23 ans (cela explique peut être un certain manque de maturité à l’oeuvre).

Synopsis : Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions: les Altruites, les Sincères, les Fraternels, et les Audacieux. À 16 ans elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver… ou la tuer.

Si je devais trouver un qualificatif pour Divergent(e) ce serait « efficace« . En fait, j’ai lu ce premier tome d’une traite, bien aidée, il faut le dire, par une insomnie qui m’a poussée à lire toute la nuit. En fait ce premier tome a pour principale qualité sa fluidité, les évènements se succèdent et donnent systématiquement envie de connaître la suite, et de connaître le dénouement de ce tome… Bref, il s’agit là d’un titre éminemment accrocheur.

Pour autant, même en le lisant, et encore plus maintenant à tête reposée, j’aurai tendance à dire que globalement Divergent(e), s’il est d’une lecture agréable, reste néanmoins d’une qualité moyenne tant sur la forme que sur le fond.

En effet, tout dans Divergent(e) est caricatural de la psychologie des personnages (qu’ils soient principaux ou secondaires) aux factions qu’ils intègrent, on est un peu dans le degré zéro de la subtilité: les altruistes sont tous discrets et en gris, les audacieux eux sont des « trompe-la-mort » tatoués et bardés de piercing tandis que les érudits, eux, portent des lunettes (ahem)…. normal. Pendant ce temps là, mes méchants eux sont très méchants (cf le personnage de Peter sur lequel je ne m’étendrais pas pour ne spoiler personne) et les gentils, vraiment gentils.

Globalement, on est vite cernés de stéréotypes et le résultat est plutôt grossier en terme de réflexion. Du coup, pour ce qui me concerne, j’ai eu un peu de mal à éprouver de l’empathie pour qui que ce soit dans le roman. C’est dommage car il y avait probablement matière à nous offrir une œuvre plus complète et plus complexe. Ici on effleure le sujet sans vraiment développer un univers qui aurait mérité bien mieux.

Je ne m’étendrais même pas sur la romance entre l’héroïne et son « chevalier blanc » que  l’on voit venir à des kilomètres à la ronde et bien avant qu’elle se concrétise car je suis consciente que ce genre de littérature n’est pas pensée pour la trentenaire que je suis. On est dans un titre pour adolescents/jeunes adultes et je peux comprendre que je ne suis pas la cible de l’éditeur.

Kate Winstlet Divergent

Au final, Divergent(e) reste une lecture agréable même s’il n’est pas à niveau d’un Hunger Games,par exemple. En effet, faute de proposer un univers plus étoffé et moins caricatural, Veronica Roth nous offre un roman, agréable à parcourir mais aussi vite lu qu’oublié.

Il n’en demeure pas moins, que j’ai quand même très envie de voir le film surtout depuis que j’ai découvert que figuraient au casting Kate Winstlet (l’une de mes actrices préférée), et Maggie Q (l’actrice principale de la série TV Nikita).

Maggie Q Divergent