Il y a quelques jours, j’ai été conviée à l’avant première du prochain Disney/Pixar: Rebelle sur les Champs Elysées à Paris. Bien entendu, je me serai fait une joie d’aller découvrir  le nouveau bébé d’un des studios d’animations les plus talentueux de ces dernières années mais, puisque je suis actuellement en Angleterre, l’entreprise était tout de suite plus compliquée. C’est donc très gentiment que l’ami Donwar est venu me remplacer qu pied levé pour découvrir un film qui sera probablement l’un des temps forts de cet été.

Voici, ses impressions

Un nouveau Disney c’est toujours un évènement, d’une part parce que la société a toujours produit des films d’excellentes qualité, d’autre part parce que l’adulte que nous sommes à besoin de ce retour en enfance.

D’autant que Rebelle était attendu au tournant, les trailers décollaient la rétine et on avait hâte de voir le nouveau moteur graphique de Pixar. Direction les Champs Élysées pour une projection en avant-première, dossier et lunettes 3D dans les mains et nous voici prêt pour la séance !

Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.

Le courage, voici le thème principal de ce film. On est happé par le côté sauvage de la jeune Merida, soumise à ses parents. Pour le coup Pixar redore son blason avec Rebelle, le film est beau, l’histoire est captivante quoique classique et les blagues font rires. Notre héroïne sera coincée tout au long du film entre ses devoirs de princesse inculqués par sa mère et le coté sauvageonne hérité de son père, guerrier highlander typique.

Et justement graphiquement ça déchire, les décors sont très réalistes et retranscrivent très bien l’ambiance de l’Ecosse, terre venteuse aux sombres forêts noyées dans la brume. Cependant au-delà de cette beauté, le film est sombre, notamment avec les lunettes 3D, en effet une grande partie du film se déroule de nuit. Heureusement notre chère Merida arbore la patte Disney/Pixar (visage rond, couleurs claires) et donc les personnages ressortent bien du décor ! Mention spéciale aux cheveux de Merida, qui ont bénéficié de leur propre moteur physique. On peut même parler d’une entité à part entière donnant la véritable humeur de l’adolescente

Les thèmes musicaux, composés par Patrick Doyle collent tellement bien à l’ambiance qu’on les remarque à peine, mâtinés de cornemuse on ressent toutes la puissance des Highlands et de l’Ecosse et cela au service des combats et des rixes (nombreuses dans le film).

Entre une patte graphique absolument sublime, des musiques écossaises collant parfaitement à l’ambiance et une histoire assez prenante tournant autour du courage, du retour à l’état naturel et du passage à l’âge adulte, on retrouve un vrai Disney/Pixar que l’on n’avait pas vu depuis Cars en 2006. Les petits comme les grands se retrouveront dans ce film d’animation somme toute assez noir de part son ambiance.

Une version plus mature ne serait pas déplaisante!